Droits de la femme baffoués

Publié le par Saida

De l'autre côté de la méditérrannée

Le droit algérien en partie calqué sur les textes religieux du Coran, confine la femme à un rôle d'infériorité et de soumission à l'homme de la famille( mari, père et tuteur).

 Le président Boutheflika, en bon homme politique démago et dans une logique de propagande electorle durant les présidentielles , a promis une révision du code de la famille voté en 1984 . Ce texte, prémice des protestations des femmes et de la jeunesse en 1988, a conduit à enfermer la femme dans un statut d'incapacité à vie en totale contradiction avec l'article(29) de la constitution algérienne qui étabit l'égalité entre les hommes et les femmes.

Des amendements ont été proposés et adoptés en avant-projet en 2005, loin de constituer une avancée dans le domaine égalitaire.

Les femmes de nationalité ou d'origine algérienne vivant en France, ainsi que les Françaises épouses d'Algériens, sont concernées. Le code civil français stipule que les personnes étrangères sont soumises aux lois de statut personnel du pays dont elles ont la nationalité, comme le confirment les accords bilatéraux franco-algériens. Ainsi, un mari installé en France avec son épouse peut aller divorcer en Algérie, rapidement et à son entier avantage, et éventuellement emmener et retenir les enfants en Algérie. L'épouse n'est pas dénuée de tout droit dans la mesure où elle peut invoquer l'atteinte à l'ordre public français, mais les recours sont longs, coûteux et difficiles.
A cela s'ajoute la dépendance imposée aux femmes mariées à un Français ou à un résident étranger du fait des lois sur l'entrée et le séjour des étrangers, car dans ce cas l'obtention d'un titre de séjour dépend du bon vouloir du mari.
Toutes ces dispositions entérinent et renforcent les rapports sociaux inégalitaires entre hommes et femmes et les mentalités patriarcales et sont un frein au changement de la société et à l'émancipation des femmes. En France, les discriminations à l'encontre des immigrés, la ségrégation dans l'habitat, le racisme à l'embauche, risquent d'entraîner un repli communautaire et une pression sociale qui accentue l'oppression des femmes et les empêche de faire valoir leurs droits.

Les associations de femmes en Algérie n'ont pas cessé de dénoncer le code de la famille. Elles en demandent l'abrogation, soulignant son caractère discriminatoire et anticonstitutionnel.

 

 

 



 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Je te souhaite une très bonne soirée.Marie
Répondre
H
Bonne soirée à toi aussi Marie
J
Tout ça est tout bonnement scandaleux. Bravo de le dénoncer.
Répondre
H
Bien venu à toi Jean Christophe dans ma humble blog-demeure.<br /> Et tu as raison il faut dénoncer, j'aimerai le faire là-bas, mais ça, c'est une autre affaire.
C
c'est toujours bon de redire ces choses! on en parle pas suffisemment, sinon, ça changerait peut-être!!bises
Répondre
H
C'est vrai que dans un pays où les médias sont contrôlés, c'est dur d'en parler.
J
Tiens , il neige pas ici ? <br /> je suis bien d'accord qu'il n'y a pas qu'en Algérie qu'il se passe des choses délirantes pour les femmes , mais il y a des priorités plus "urgentes" que d'autres Quand je pense que nous ne sommes même pas des" minorités "sur la planète ..comment ça se fait que nous soyons opprimées depuis la nuit des temps ? et par toutes les cultures ou les religions ?  Et c'est nous qui mettons au monde les oppresseurs ,comme le dit Léon,  y'a un truc qui m'échappe ..
Répondre
H
Il paraît que nous sommes quatre fois plus nombreuses que les hommes et on n'arrive pas à nous soulever contre l'oppression masculine( bon...là je m'enporte un peu trop.) Contre l'oppression des cons. Et à-bas ils sont nombreux, dans les pays où la religion est institutionalisée.
J
Tout a fait d'accord avec Christel!!!...soyez humain...en france on remarque le même problème...dommage...:0001:
Répondre
H
Bien heureusement Jam, la France est un tant  soit peu protégée par des lois. Encore faudrai-il  que les femmes qui subissent portent plainte.