Interview de Robert Hue

Publié le par Saida

 

Je vous livre ici une interview que j'ai faite de Robert Hue Sénateur Maire de Montigny les Cormeilles dans le Val d’Oise en 2003.

 A l’époque, en 2003, il était intéressant d’avoir une vision sur les échecs de la gauche plurielle et notamment de l’extrême gauche portée aux élections présidentielles de 2002 par Robert Hue, qui avait subi une défaite cuisante.

Ce qui est presque drôle mais pas étonnant, c’est le discours et l’analyse, valable aujourd’hui à quelques mois des présidentielles….

 

 

Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Membre du Groupe Communiste Républicain et Citoyen

 

    « Pas de situation de repli »

 

 Un an et demi après les présidentielles, Robert Hue ancien président du parti communiste français, pense que les enseignements n’ont pas été tirés et que l’on n’a pas apporté de réponse à l’alternative. Il ne se retire pas de la classe politique et continue à prôner une nouvelle mouvance du parti communiste tout en critiquant la politique de Gauche trop divisée à son goût.

 

 

On n’entend plus parler de vous à l’échelle nationale, Que devenez-vous ?

Cette absence sur le plan médiatique est volontaire. Je ne suis plus à la direction du Parti et il est nécessaire d’établir une rotation des responsabilités. Marie- George Buffet est là pour assurer la continuité. Dans un parti politique, une seule direction est en place et prend les initiatives médiatiques et politiques.

Aujourd’hui, je prépare une fondation politique. C’est un centre d’idées qui tient lieu de formation. Sa constitution est financée par l’Etat.

 

J’aimerais connaître la vision que vous avez de vos successeurs.

Comme je l’ai précisé, mon successeur aujourd’hui c’est Marie-Georges Buffet. Le trente-deuxième congrès du parti qui vient de se terminer, se réclame dans la démarche de succession. La ligne politique peut continuer à être mise en œuvre. Mes successeurs doivent s’inscrire dans une mouvance et une évolution des idées politiques. L’actuelle présidente du Parti a été choisie par moi-même et fait très bien son travail qu’elle prend au sérieux. Nous sommes toutefois, comme tous les autres partis, confrontés aux problèmes politiques.

 

 Quel est selon vous l’avenir de la gauche ?

Elle doit avant tout se reconstruire un espace politique. Elle doit se donner les moyens d’être une véritable alternative. Puisqu’elle a construit dans les limites, elle ne peut pas avoir de candidat unique. L’avenir de la gauche dépend du rassemblement de la gauche plurielle. Celle-ci a besoin d’être d’accord sur le contenu du programme politique et doit éviter les divergences et les groupuscules récemment constitués.

 

On continue à regarder les choses d’en haut, il y a des querelles dans les formations politiques car les stratégies sont des stratégies de pouvoir. Il est important de porter un regard sur les premiers balbutiements autocritiques. Elle doit mener une seule politique et une politique de gauche. Pas celle de la droite car aujourd’hui on n’arrive plus à différencier les deux classes politiques.

-Et votre avenir politique ?

Vous pensez bien qu’à 56 ans l’heure de la retraite pour moi n’a pas encore sonné. Pour le moment je suis tourné sur la réflexion de la fondation. J’ai déposé les statuts, et j’attends l’avis du Conseil d’Etat qui doit statuer sur la validité de ma demande. J’ai rencontré à ce sujet Nicolas Sarkozy et d’autres membres du gouvernement, je suis plutôt confiant.

 

 Que pensez-vous du communisme aujourd’hui ?

Le communisme qui a échoué à l’Est, ce n’est pas moi.Si c’est la notion de mise en commun, d’alternance, faire autre chose que la loi du marché, il a beaucoup d’avenir.Le communisme doit être celui qui porte un vrai projet de société. Il doit être différent de celui qui a échoué. Je ne suis pas trotskiste et je n’accorde pas d’importance à tous eux qui semblent avoir des idées sous des noms de partis d’extrême gauche. L’ancien communisme est révolu et c’est dommage, que certains comme Arlette ne tentent pas d’évoluer, de changer de discours vus et revus.Au sein de notre parti, il n’y a pas de division. On soutien la démarche et ne voulons pas de situation de repli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Si les politiques tiraient un enseignement de quoi que ce soit , ça se saurait !!! Bon dimanche , bises, christel
Répondre
H
Espérons que oui pour 2007...
B
et tu connais les histoires des municipales sur Argenteuil ?moi j'ai bossé trois ans sur Argenteuil et je suis arrivé quand la mairie après 62 ans de communisme est passée à... droite... merci Robert !Ca a été le cataclysme local... mais j'ai pas le droit de tout dire...
Répondre
H
Oui je m'en rappelle...<br /> Mais à qui la faute?<br /> Si tous ces pe..nos avaient été voter aussi...!<br />  
J
ben ,moi je te conseille d'arrêter avec Bobby ... trop barbu par les temps qui courrent ..<br /> t'as un sarouel qui t'attend , c'est pas trop tôt !! <br /> Au fait ,pas besoin du moindre Kway: ici , pas la moindre goutte de pluie depuis 6 mois  !
Répondre
H
Attention avec les barbus...Bertrand risque de se fâcher...<br />